• "J'avais dix-huit ans quand Gauvain m'est entré dans le cœur pour la vie, sans que nous le sachions, ni lui, ni moi. Oui, cela a commencé par le cœur ou ce que je prenais pour le cœur à cette époque et qui n'était encore que la peau."

    Benoîte Groult, Les vaisseaux du cœur

    La citation de la semaine [13]

    Gustave Klimt, Le baiser, 1908 (détail)

     


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  • Est-ce que le temps ne cesse de passer plus vite? Nous voilà mi-février: il est plus que temps de retracer mes pérégrinations livresques de janvier... Peu nombreuses, mais riches en émotions variées.

    Les premières aventures livresques de 2015 (bilan de janvier)   Les premières aventures livresques de 2015 (bilan de janvier)

    L'année 2015 a commencé comme l'année 2014 s'était terminée: merveilleusement accompagnée par le talentueux Haruki Murakami, dont j'ai lu et (dois-je le dire?) adoré SommeilEntre cet auteur et moi, c'est définitivement une grande histoire d'amour. *Oui, je sais qu'elle est à sens unique.* Si vous voulez en savoir plus, ma chronique est par ici !

    Une autre très belle découverte, plus inattendue, a été Un jour de David Nicholls: un très beau roman de moeurs sur les désillusions de la vie et l'amour, bien loin de la petite comédie romantique fadasse à laquelle je m'attendais. Tu veux en savoir plus? C'est par là!

    Les premières aventures livresques de 2015 (bilan de janvier)

    Mon livre de chevet de ce mois de janvier a été Le pays des contes de Chris Colfer. Bon, je suis décidément trop vieille pour la littérature jeunesse, même si j'aime toujours autant regarder les Disney. J'ai trouvé l'histoire sympa, mais un peu brossée à (trop) gros traits et avec une plume trop jeunesse pour moi. Bref, un bon moment, sans plus. 

    Les premières aventures livresques de 2015 (bilan de janvier)   Les premières aventures livresques de 2015 (bilan de janvier)

    En janvier, ma petite book jar avait décidé de me faire lire Le silence de la mer de Vercors et 84, Charing Cross Road de Helene Hanff. Le premier, immense classique de la littérature française de guerre, a été une excellente surprise et j'ai réellement savouré ma lecture. La chronique est ici !  J'attendais beaucoup du second, car la libraire me l'avait conseillé en me disant qu'il avait inspiré le merveilleux Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. Si j'ai apprécié cette lecture, je n'ai pas retrouvé la magie qui m'avait conquise à la lecture du roman de Mary Ann Shaffer. Je n'avais pas grand-chose à vous en dire, alors pas de chronique pour celui-ci...

    Book Jar: 

    Ma petite book jar a encore bien choisi ce mois-ci: nous voyagerons donc à travers les pages de No et moi de Delphine de Vigan et de L'attrape-coeurs de Salinger. J'ai entendu énormément de bien de ces deux romans et je me réjouis de les découvrir. 

     

    Je vous souhaite de très belles lectures !


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  • Je remercie l'auteure, Regine Sondermann, ainsi que sa traductrice, Karine Voigt, pour l'envoi de ce roman. 

    Edith, reine des Saxons de Regine Sondermann

     

    Résumé

    « Vous voulez m'aimer, mais vous ne me connaissez pas ». C'est par ces mots que la Reine Édith commence son récit, qu'elle nous adresse aujourd'hui la parole, à plus de mille ans de distance. L'auteur magdebourgeoise, Regine Sondermann transporte le lecteur dans un Moyen-Âge encore jeune, aux côtés d'une femme, dont on ne connaissait jusqu'à présent que peu de choses. Elle mourut à trente-six ans et fut enterrée dans la cathédrale de Magdebourg où ses ossements ont été retrouvés dans un petit cercueil de plomb, en l'an 2010. L'auteur a trouvé dans les sources historiques, les livres d'histoire et ses entretiens avec archéologues et historiens de petits morceaux de cette courte vie, qu'elle a patiemment assemblés et remis en place, comme un bol ancien brisé il y a très longtemps. Lire l'histoire d'Édith et de sa famille, c'est voyager dans des contrées inconnues, qui nous paraissent si proches, et se trouvent pourtant infiniment loin, c'est découvrir des moeurs tantôt archaïques, tantôt cruelles et la croyance profonde guidant et réconfortant nos ancêtres, livrés impuissants aux guerres, famines et maladies

    Chronique

    Je dois d'abord vous dire que le roman historique n'est pas vraiment mon genre de prédilection et que le Moyen-Âge est sans doute la période historique qui m'intéresse le moins... Cependant, un de mes romans préférés est Le passeur de lumière de Bernard Tirtiaux, auteur belge très talentueux (petit cocorico en passant). Ce roman m'avait donc réconciliée à la fois avec le genre et l'époque, et c'est donc avec une curiosité positive que j'ai entamé la lecture de ce roman. 

    Il s'agit donc d'un roman historique, bien ficelé et proposant des personnages travaillés, intéressants et pourvus de plusieurs facettes. Le personnage d'Edith (qui est aussi la narratrice du roman) est particulièrement touchant: femme forte et sensible, qui se doit d'accepter son sort et de vivre toujours selon les convenances et les desiderata des hommes (de son père, d'abord, de son mari, ensuite).  La voix narrative est assez originale: Edith parle au lecteur à travers les mille ans qui la sépare de lui. Par ailleurs, Edith, reine des saxons est un mélange bien dosé de fiction et d'Histoire: permettant au lecteur d'en apprendre davantage sans avoir l'impression d'être face à un manuel d'histoire plutôt qu'à un roman. Il faut aussi souligner le travail de recherche et de vulgarisation de l'auteure (la bibliographie en fin d'ouvrage est bien fournie...).

    Bref, je dirais que c'est un bon roman historique, bien écrit, mais qu'il m'a manqué ce petit truc en plus qui aurait pu me faire dire qu'il s'agissait d'un bon roman tout court. Cependant, je vous le conseille  si vous aimez ce genre de romans, ou si vous avez envie d'en apprendre davantage sur Edith de Wessex ou l'histoire européenne du XIe siècle. 


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