•  Je vous retrouve aujourd'hui pour la chronique d'un livre qui a été pour moi un vrai coup de cœur inattendu et l'occasion d'une belle découverte d'un auteur que je compte bien relire !  

    La maison du sommeil de Jonathan Coe

    Résumé 

    Dans l'Angleterre des années 80, Ashdown sur la côte est une grande bâtisse gothique quelque peu inquiétante qui sert de résidence à des étudiants, une galerie de personnages bien fêlés. Sarah est une jeune narcoleptique, elle tombe endormie à tout bout de champ. Gregory est étudiant en médecine qui n'a d'autre plaisir que de masser les globes oculaires de sa copine. Robert, un amoureux transi qui éprouve un sérieux problème vis à vis de sa pilosité, Terry, un cinéphile à demi morbide, Veronica, une âme passionnée, leader féministe et homosexuelle. Dix ans après tout ce petit monde entré dans l'âge bien mûr se retrouve dans ce même endroit devenu une clinique spécialisée dans les troubles du sommeil. A sa tête un sombre savant se livre à des expériences bizarres sur ses patients. La rumeur parle déjà d'un cadavre à cause de ses recherches. Ce livre n'est pas un roman policier mais un livre à tiroirs dans lequel critique sociale et politique, réflexions sur le sommeil, la sexualité, l'amour, opinions sur la psychanalyse ou sur une certaine critique cinématographique se juxtaposent avec un humour décapant. Ce livre a reçu le prix Médicis Etranger 1998.

    Chronique

    J'avais très souvent entendu parler de Jonathan Coe, très souvent vu son roman Testament à l'anglaise dans les rayons de mes librairies préférées, chez des amis... sans jamais être tentée de le lire. Cependant, alors que je me promenais chez un bouquiniste bruxellois avec une amie aussi férue de littérature que moi, celle-ci m'a conseillé cet auteur. Ayant une complète confiance en ses goûts littéraires, j'ai embarqué deux romans de Coe: Bienvenue au club et La maison du sommeil. Je l'en remercie, car ce dernier a été un réel plaisir de lecture ! 

    Comme vous l'aurez compris dans le résumé, le roman se construit autour d'une temporalité fragmentée: les chapitres impairs se déroulent dans les années 1983-1984, alors que les protagonistes sont étudiants et résident à Ashdown, et les chapitres pairs se déroulent en juin 1996, alors que la résidence universitaire est devenue une clinique du sommeil et que chaque personne mène non sans mal sa vie d'adulte. Cependant, cette fragmentation temporelle ne rend pas du tout la lecture compliquée, le lecteur s'habitue très vite à celle-ci et elle permet aussi d'augmenter le suspens. 

    Ce qui est également remarquable dans ce roman c'est le fait que le lecteur est très très vite happé par l'histoire. Après quelques pages seulement, j'étais entrée dans le roman et je n'avais plus envie de le lâcher ! Je l'ai finalement terminé assez vite et à aucun moment je n'ai trouvé de longueurs ni d'éléments inutiles. La lecture se fait de façon très fluide. L'écriture de Jonathan Coe est une écriture de qualité, sans être sibylline pour autant. 

    Quant à l'histoire... Il est assez difficile d'en résumer toutes les facettes. Ce sont plusieurs destins qui se croisent, s'entremêlent. Les rapports entre les personnages, les lieux, les époques, se découvrent peu à peu et nous réservent quelques surprises ! Le roman m'a vraiment tenue en haleine et j'ai été baladée par l'auteur jusqu'au dénouement final, qui est pour moi très intéressant et bien construit. 

    Bref, je vous conseille vivement ce roman ! 

    Et vous, l'avez-vous lu? L'avez-vous adoré, détesté, abandonné? 

     


    3 commentaires
  • Ce roman est un best-seller et a été énormément plébiscité. Impossible donc de passer à côté... Ce qui, en général, ne me donne pas vraiment envie de me pencher sur un livre. Cependant, sous les conseils de plusieurs proches et ayant envie de me lancer dans une lecture joyeuse et légère après deux lectures assez émouvantes, je me suis lancée... Ai-je bien fait? 

    Demain j'arrête, de Gilles Legardinier

     Résumé

    Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides.
    Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu'elle n'a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… Mais tout cela n'est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu'elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret.
    Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu'à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons- nous fait le truc le plus idiot de notre vie ? 

    Chronique

    Eh bien, oui j'ai bien fait ! Ce livre a été un véritable bonheur de lecture du début à la fin et donc une excellente surprise à tous niveaux. 

    D'abord, le style de l'auteur: nous avons affaire à une écriture certes simple, dénuée d'apparats, mais qui permet une lecture fluide et agréable. Jamais ce livre ne m'a paru mal écrit, alors que ça m'est arrivé pour beaucoup de livres de large diffusion (non non, pas de dénonciation ici). 

    Ensuite, puisque Demain j'arrête est classé sous l'étiquette "contemporain humoristique", je m'attendais bien sûr à sourire, voire à rire... Si je n'ai pas été prise de crises de rire pendant ma lecture, j'ai cependant souri à de très nombreuses reprises. Julie, l'héroïne, se retrouve en effet dans une série de situations plus cocasses et rocambolesques les unes que les autres; et nous, lecteurs, nous savourons chacune de ses péripéties, sans jamais nous moquer d'elle, cela dit, car ce personnage est bien trop attachant. 

    Et c'est finalement là que réside pour moi la véritable surprise contenue dans ce roman. Ce livre n'est pas seulement un livre humoristique. Les personnages du roman, Julie, ses amis, ses voisins, les commerçants du quartier et le beau Ric bien sûr, sont tous très attachants, très vivants, presque réels. Nous partageons le quotidien de cette jeune femme pétillante, rêveuse et gaffeuse avec un grand plaisir. Peu à peu, nous nous sentons comme un habitant de cette rue. De plus, le livre est empli d'humanité, de petits messages de solidarité, d'amitié, d'amour, d'être-ensemble... Bref, un vrai roman anti-déprime, qui vous donne envie d'aller vers les autres, de profiter des bonheurs simples, de dire "je t'aime" à ceux que vous aimez. 


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